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Qu’est-ce qu’un bon ostéopathe ?

Un bon ostéopathe, c’est avant tout quelqu’un qui répond à votre demande. Mais ça ne suffit pas forcément…

Le respect des textes réglementaires

Un bon ostéopathe doit respecter les textes qui régissent le champ d’action et les modes d’actions en ostéopathie. En premier lieu, il doit se limiter à la prise en charge des « troubles fonctionnels », c’est-à-dire les symptômes non corrélés à une lésion anatomique ou à un dysfonctionnement biologique.

Pour le système musculo-squelettique, il peut s’agir d’une douleur, d’un enraidissement, éventuellement d’un oedème localisé entravant la marche, la course, la posture assise, la préhension, la mastication, l’équilibration, l’orientation du bras ou de la tête…

Pour le système viscéral ou crânio-facial, ça peut être une atteinte chronique altérant les fonctions de ventilation (rhinite, sinusite, otite) ou de digestion (brûlures gastriques, colopathie fonctionnelle, intestin irritable, nausées ou vomissements non expliqués).

Un ostéopathe n’est donc pas un thérapeute susceptible de prendre en charge les troubles psychologiques, ni diététiques et encore moins métaboliques. Toutefois, dans certaines situations bien définies, son action peut être utile en complément d’un traitement médicamenteux, chirurgical ou paramédical.

Gardons à l’esprit que le mode d’action d’un ostéopathe est strictement manuel : les mobilisations ou manipulations articulaires, les manoeuvres viscérales ou certaines techniques neuro-musculaires constituent l’essentiel de ses actes. En revanche, il peut (ou doit, dans certains cas) vous conseiller et vous orienter vers d’autres praticiens de santé, par exemple lorsque des variables posturales et gestuelles (anatomiques, morphologiques, liées à votre tonus musculaire ou à votre souplesse) nécessitent d’être explorées.

Enfin, rappelons que les actes ostéopathiques peuvent être remboursés par les mutuelles mais ne sont en aucun cas pris en charge par la sécurité sociale, même si le praticien est par ailleurs médecin ou professionnel paramédical.

Des protocoles de traitement adossés à des validations cliniques

Les études cliniques internationales (UK Evidence Report, Revues Cochrane, Rapports NCOR) démontrent clairement l’efficacité de l’ostéopathie :

– sur les troubles musculo-squelettiques (principalement le dos, la nuque et les membres supérieurs)

– notamment lorsque l’affection est aiguë (douleur depuis moins de 3 mois)

– et lorsque les actes utilisés correspondent à des manipulations ou des mobilisations articulaires

D’autres validations intéressantes portent sur les troubles digestifs (colopathie fonctionnelle, syndrome de l’intestin irritable) ou encore sur des troubles ORL chroniques, plus particulièrement chez les enfants.

En bref, il est prouvé que le plus efficace, surtout dans le cas des affections récentes, est en général de traiter directement la zone douloureuse, sans chercher des liens de causalité à distance (organiques, psychologiques ou exogènes), qui ne font qu’augmenter le risque de retard diagnostique ou de classification en placebo et qui n’apportent rien à l’efficacité clinique. C’est pourquoi une séance de 20 à 30 minutes comprenant la phase diagnostique et la phase thérapeutique est largement suffisante.

En outre, une étude démographique récente démontre que la très grande majorité des personnes consultant un ostéopathe se plaignent de douleurs au dos datant de moins de 3 mois. Ca tombe bien, nous sommes spécialisés dans les urgences et dans les manipulations vertébrales !

Une prise en charge centrée sur le patient

Ici nous parlerons d’éthique. Une prise en charge réellement centrée sur le patient comporte au moins deux implications majeures :

1) l’ostéopathe n’est pas un magicien et doit, sans hésiter, proposer l’intervention d’autres praticiens si un résultat positif n’est pas rapidement observé (c’est-à-dire dans la semaine ou, au maximum, dans les 15 jours qui suivent le traitement)

2) c’est au patient d’objectiver l’efficacité d’un traitement. Pour cela, la relation entre le soignant et le soigné doit reposer sur des éléments strictement factuels ! Qu’en est-il de la douleur, de l’impotence fonctionnelle ? Bref, quid des symptômes pour lesquels vous avez consulté ? Il n’y a aucune légitimité à inventer des théories sur la cause de la douleur ou son origine supposée. La seule question qui doit être posée, c’est si le traitement effectué est efficace et durable. Si tel n’est pas le cas, le patient doit être en mesure de décider l’arrêt de la prise en charge, mais c’est à l’ostéopathe de le ré-orienter et de lui proposer des solutions thérapeutiques alternatives qui pourront être mises en oeuvre par d’autres professionnels de la santé.

Une efficacité supérieure à l’histoire naturelle de la maladie

La plupart des affections, surtout dans le champ des troubles fonctionnels, sont « spontanément résolutives », c’est-à-dire qu’elles régressent toutes seules, quoi que l’on fasse.  La question est de savoir au bout de combien de temps. L’histoire naturelle de chaque maladie n’est pas forcément connue par tout le monde, mais n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre médecin, ou même sur internet. Méfions-nous par exemple des thérapeutes qui se vantent de soigner efficacement le lumbago en 4 ou 5 séances (parfois plus) espacées chacune d’une ou deux semaines, lorsque l’on sait que ce blocage aigu du bas du dos disparaît en 20 jours dans 80% des cas, même en l’absence d’un traitement !

Le rôle de l’ostéopathe est donc très clair : vous faire gagner du temps. Une ou deux séances (exceptionnellement trois) doivent suffire pour traiter efficacement un tel trouble fonctionnel dans une durée de 3 à 7 jours, et une nette amélioration doit être ressentie après chaque séance effectuée.

S’il respecte l’ensemble de ces principes, l’ostéopathe n’a donc pas besoin d’une prise en charge étalée dans le temps, ni de séances à rallonge qui durent une heure ou plus…

De même, les fameuses séances de « prévention » sont parfois abusives car elle reposent sur une approche déterministe et non probabiliste. Ainsi, la probabilité pour le patient de développer telle ou telle affection dans le futur doit être objectivement argumentée, et ne pas reposer sur des théories extrémistes. Méfions-nous surtout des discours alarmistes qui n’ont d’autre objet que de vous faire revenir plus souvent que nécessaire…

En conclusion

Au-delà de la définition que nous proposons au sujet de l’ostéopathie (voir page sur la biomécanique), un bon ostéopathe, c’est donc quelqu’un qui :

– vous améliore en peu de temps

– vous ré-oriente rapidement en cas de nécessité

– vous laisse le choix d’arrêter ou de poursuivre le traitement

– ne doit jamais vous dire : « il n’y a rien à faire »

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